En musique, un mouvement mélodique est une succession de deux notes différentes[1]. C'est un intervalle dans une mélodie.

Qualité du mouvement mélodique[modifier | modifier le code]

Un mouvement mélodique est soit conjoint soit disjoint :

Sens du mouvement mélodique[modifier | modifier le code]


Réalisation du mouvement mélodique dans le contrepoint scholastique[modifier | modifier le code]

Le mouvement mélodique doit respecter deux principes : tout d'abord, le « principe de l'économie du mouvement » — surtout dans les parties intermédiaires —, en vertu duquel, toute note commune à deux accords qui s'enchaînent, doit, chaque fois que c'est possible, rester en place à la même voix dans ces deux accords ; ensuite, le « principe du plus court chemin », selon lequel, de manière plus générale, le mouvement conjoint doit toujours être préféré au mouvement disjoint.

Le mouvement mélodique exige quelques précautions de réalisation. En harmonie scolastique, certains intervalles mélodiques sont permis, d'autres sont simplement tolérés. Les intervalles ne figurant pas dans les listes ci-dessous doivent être absolument évités.

À partir du moment où l'intervalle mélodique franchi n'est pas fautif, on peut en principe, depuis une note donnée, aller vers n'importe quelle autre note, sauf cas de figure du mouvement mélodique obligé.

Intervalles mélodiques permis[modifier | modifier le code]

Il est souhaitable que l'intervalle d'octave soit suivi d'un mouvement mélodique de sens contraire.

Intervalles mélodiques tolérés[modifier | modifier le code]

Les règles mélodiques ci-dessus concernent la musique médiévale et renaissance — contrepoint — et non pas les musiques baroque, classique et romantique, pour lesquelles la sixte majeure et la sixte mineure ont le même statut, et dans lesquelles les septièmes, neuvièmes, etc. — voir Bach — sont monnaie courante. Ces règles, très anciennes, sont dérivées des modes grégoriens et de la solmisation (Guido d'Arezzo, Xe siècle).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Danhauser 1929, p. 13

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]