Vaste de 55 000 m2, le palais omnisports de Paris-Bercy peut accueillir de 3 500 à 16 394 places assises, 18 476 spectateurs assis/debout et jusqu'à 20 300 assis/debout en version 360° avec la scène au centre de la salle. Dans un espace modulable adapté à presque tous les sports, y compris nautiques, comme à tous les types de spectacles,le palais omnisports de Paris-Bercy comprend également une patinoire, la patinoire Sonja-Henie.
La salle principale fait aussi office de salle de concert, accueillant des chanteurs et des musiciens de tous les styles ; de nombreux artistes en font une date de tournée dans la capitale française. Pour la configuration « concert », la salle peut être adaptée avec une scène en bout de salle ou une scène dite « américaine », c'est-à-dire centrale, le nombre de places variant alors avec l'ouverture de la fosse centrale.
L'extérieur du POPB est de forme pyramidale et a la particularité d'avoir ses parois recouvertes de pelouse en pente.
La salle principale offre une visibilité parfaite en tous points car il n'y a aucun poteau porteur dans les gradins. Ce sont quatre fûts porteurs, en retrait des gradins, qui supportent une charpente métallique à géométrie irrégulière, imaginée par Jean Prouvé, située à 24 mètres de l'aire de jeu. Cette charpente métallique de 6 400 m2 offre trois particularités techniques importantes : un réseau de monorails sur lequel circulent quatre convoyeurs à pont roulant de cinq tonnes chacun permettant toutes les manipulations et les transformations de la salle dans les délais les plus courts. [réf. souhaitée]
Grâce à ce dispositif original, imaginé et réalisé pour la première fois au monde, ce palais permet une série d'applications techniques sans limite [Information douteuse] pour la sonorisation, les éclairages et les effets spéciaux, tant pour le sport que pour les spectacles[2].
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Palais omnisports. vue extérieure depuis les quais de Seine.
Dans les années 1970, la ville de Paris projette la construction du quartier de Paris-Bercy. Le palais omnisports fait partie de l'important projet d'aménagement urbain de ce secteur de Paris, qui devait bénéficier par ailleurs d'un accès excellent (proximité de la gare de Lyon, du RER, du métro, de la voie express rive droite et du boulevard périphérique).
En , la ville de Paris lance une consultation auprès de seize équipes d'architectes pour la réalisation du palais des sports de la ville de Paris, au sein du futur parc de Bercy.
Le , les candidats remettent leurs projets, et le la ville désigne l'équipe « Andrault-Parat, Prouvé, Guvan » lauréate du concours, et lui en confie l'exécution. Le projet est alors présenté par Le Parisien comme « le futur Vél' d'Hiv' de Paris »[3]. Le travail d'étude commença à la fin du mois d', le chantier pour les fondations s'ouvrit en , et la construction débute le , pour se terminer deux ans et demi plus tard, en [2].
Il est inauguré le par Jacques Chirac, alors maire de Paris.
Des travaux de rénovation sont entamés en pour une durée prévisionnelle de dix-huit mois, entrecoupée par une réouverture provisoire pour la tenue du tournoi de tennis de Paris-Bercy et d'une série de concerts. La fin des travaux a lieu en . Du au , l'extérieur est totalement réaménagé. Les travaux reprennent ensuite du à , où l'intérieur est agrandi. La salle de concert passe de 17 000 à 20 300 places[4].
En , le groupe Accor, qui a sponsorisé les travaux, obtient de la mairie de Paris de remplacer le nom du POPB par « AccorHotels Arena », dans le cadre d'un contrat de parrainage d'une durée de dix ans, plus une option de cinq ans renouvelable une fois[5] pour un montant annuel de 4,15 millions d'euros dont un million ira dans les caisses de la ville de Paris et le reste dans celles de la société exploitant le palais omnisports[6]. Après une délibération du Conseil de Paris votée le [7], l'enceinte modifie son nom début 2020 pour se rebaptiser Accor Arena (officiellement « Accor Arena POPB »), en conformité avec le récent changement de nom du sponsor de l'enceinte[8].
Le , la place située devant la salle de concert sera officiellement renommée esplanade Johnny-Hallyday[9].
Le palais omnisports de Paris-Bercy est inauguré le par une épreuve cycliste « mythique » : les Six Jours de Paris. Le football est la deuxième discipline sportive à profiter de la salle avec l'organisation les et de la première édition du tournoi intérieur de football du Paris Saint-Germain. Au mois de , toute une génération d'adolescents vibre pour une nouvelle discipline du sport cycliste qui fait son entrée dans l'enceinte du POPB. Il s'agit du « bicross », sport créé aux États-Unis dans les années 1970, aujourd'hui connu sous le sigle « BMX », pour bicycle moto-cross[b]. Les stars américaines de la discipline sont présentes ainsi que les meilleurs français. Le Bicross Indoor International de Paris-Bercy, organisé par les éditions Larivière, connaît un succès sans précédent jusqu'à sa dernière édition en . Il faut ensuite attendre le mois d' pour revoir une épreuve de BMX dans l'enceinte de Bercy, avec les Championnats du Monde UCI.
Le palais omnisports est le siège de manifestations sportives régulières ou exceptionnelles dans de nombreuses disciplines différentes dont certaines inhabituelles dans un contexte « indoor » (« salle couverte »). On peut retenir entre autres :
catch : SmackDown! Live Tour le , Raw Live Tour le , et SmackDown! & ECW Live Tour 2009 les 26 et , Raw Live Tour les 24 et . Au Wrestlemania Revenge Tour les et 2013 et Raw Live le ; WrestleMania Revenge , WWE Raw Live , le et ;
Pendant les Jeux olympiques de Paris, la salle accueillera les épreuves de basket-ball. Pendant les Jeux paralympiques, elle accueillera le tournoi de basket en fauteuil. Durant cette période la salle portera le nom de Paris Arena.
Le premier concert à Bercy fut donné par le groupe de heavy metal allemand Scorpions avec Mama's Boys en première partie le . Julien Clerc fut le premier chanteur français à investir la scène du palais omnisports, l'année suivante. Jeanne Mas fut la première chanteuse française à s'y produire en pour quatre soirs.
Le record absolu du nombre de représentations est détenu par Johnny Hallyday avec 93 séances, dépassant de peu Michel Sardou qui en totalise 91. Dorothée est l'artiste féminin ayant eue le plus de représentations avec 59 séances.
Dorothée (56 dates en six ans[c] ; entre 1990 et 1996 et 2010 (x1) soit 57 concerts au total devant 750 000 téléspectateurs ; les concerts ont lieu en 1990, 1992, 1993, 1994, 1996 et 2010)
Johnny Hallyday (93 concerts en solo au total devant plus de un million de spectateurs[d] ; les concerts ont lieu en 1987, 1990, 1992, 1995, 2003, 2006, 2007, 2013, 2015 et 2016 ; auxquels s'ajoutent six représentations avec Les Vieilles Canailles en 2014 et deux en 2017)
Muse (12 concerts au total, dont 6 d'affilée en février-, première partie des Red Hot Chili Peppers en 1999, une date en 2003 et les 14 et pour le HAARP, le pour le Resistance Tour et le pour la présentation de leur album The 2nd Law)
Mylène Farmer (a rempli la salle 33 fois au total, lors de ses spectacles les 7 et , les , et , les 24, 25, 26, et , les 13, 14, 15, 17, 18, 20, 21, 22, 24, 25, 27, 28 et et les 7, 8, 10, 11, 13, 14, 17, 18, 20 et )
Des émissions spéciales de La Fureur, présentées par Arthur en direct sur TF1 y ont été tournées dans les années 1990 et, le , Alessandra Sublet fête les « 30 ans de Bercy » en direct sur TF1.
Michel Sardou, entre 1989 et 2012, chante à Bercy 91 fois. Pour sa première série de concerts en 1989, il y créa un tableau final avec Robert Hossein de plus de douze minutes avec la chanson Un jour la liberté commémorant le bicentenaire de la Révolution. En 1998, il fait installer pour la première fois une scène centrale.
Le record féminin est détenu par Dorothée, qui entre 1990 et 1996 y chanta 56 fois, dont douze fois en 1990 (du 6 au ), douze fois en 1992 (du au ), six fois en 1993 (du 2 au ), dix fois en 1994 (du 15 au ) et seize fois en 1996 (du 4 au ). Elle s'y est à nouveau produite le pour une représentation unique. Elle totalise donc 57 représentations à ce jour. Elle détient aussi le record de la manifestation musicale y rassemblant le chiffre de spectateurs le plus intimiste de la salle : 5201 billets édités (invitations comprises) le . En , invitée pour une soirée spéciale présenté par Alessandra Sublet : les Trente ans de Bercy, elle propose pour l'occasion un titre en play-back Tremblement de Terre Remix 2015.
Jeanne Mas est la première artiste française féminine à y présenter un spectacle, c'était à l'automne 1989 avec quatre concerts.
Mylène Farmer a donné ses premiers concerts à Bercy un peu plus tard, les 7 et . En 2006, elle s'y produit du au , treize fois consécutives (le record est détenu par Dorothée en 1996 avec seize représentations). Le spectacle de Farmer étant intransportable du fait du gigantisme de la mise en scène, cela vaut à Bercy d'être le seul lieu où elle se produit lors de sa résidence Avant que l'ombre… À Bercy.
En 2013, elle se produit dix fois à Bercy entre le 7 et le .
Elle totalise donc à ce jour 33 représentations à Bercy.
NTM fut le premier groupe de rap à remplir une salle de 17 000 places en France, à l'occasion de cinq concerts les 18, 19, 20, 22 et .
Lady Gaga s'y est produite les 21 et ainsi que les 20 et . Elle détient le record des ventes pour ses concerts à Bercy, ayant rempli la salle en moins de 60 secondes.
Werrason fut le deuxième chanteur africain à s'y produire et à la remplir avec 17 000 spectateurs le [réf. nécessaire].
Kassav' est le premier groupe français à jouer deux soirs de suite à Bercy : 32 000 personnes viennent assister aux deux concerts.
Indochine est le groupe français qui a le plus joué à Bercy (en 2003, 2004, 2007, 2010, deux fois en 2006 et six fois en 2018 en remplissant toujours la salle). Il en est donc à 12 représentations à Bercy depuis 2003.
Le groupe britannique Muse a rempli six fois l'Arena en 2016 dans la nouvelle configuration de la salle contenant 20 000 personnes soit 120 000 spectateurs en tout.
Le changement de nom du « palais omnisports de Bercy » en « AccorHotels Arena » est très critiqué par certains groupes de conservation des services publics en arguant que ce type de pratiques relève d'une marchandisation du patrimoine sportif et culturel[13].
En , l'AccorHotels Arena a décidé de communiquer en collaboration avec son agence publicitaire l'agence W pour faire connaître le nouveau nom, le groupe hôtelier lance une campagne d'affichage dans le métro parisien. Elle intègre des mentions telles que « Le seul lieu où on peut peloter des stars sans se soucier des conséquences » jugées sexistes par certains internautes[14] et par Christophe Najdovski[15]. Une campagne de pétition dénonce l'utilisation d'un « lexique de l'agression sexuelle et de la soumission forcée » et dénonce une violence banalisée et le renforcement d'un climat de misogynie[16]. Devant la polémique, les affiches sont retirées du métro parisien à la demande de la mairie de Paris[16],[17].
Dans le cadre du projet parisien des Jeux olympiques d'été de 2024, il est prévu de construire une Arena II d'une capacité de 7 000 à 8 000 places à côté de la salle actuelle pour accueillir la lutte et une partie de la compétition de basket-ball[19]. En , la mairie de Paris annonce que ce projet, contesté à cause de la réduction prévue des espaces verts, sera finalement construit porte de la Chapelle[20].