Mieczysław Karłowicz
Description de l'image Mieczysław Karłowicz Łaski Diffusion.jpg.

Naissance
Vichnievo Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Décès (à 32 ans)
en montagne, près de Zakopane Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie

Mieczysław Karłowicz est un compositeur polonais, né le en Russie à Vichnievo (sur le territoire de l'actuelle Biélorussie) près de Vilna (actuelle Lituanie) et mort le dans les Tatras.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père Jan Karłowicz (pl) est ethnographe, linguiste et musicien amateur, coauteur du grand Dictionnaire de la langue polonaise. Sa mère, Irena Sulistrowska, appartenait à l'aristocratie. Après la vente de leur domaine en 1882, les Karłowicz s'installent à Heidelberg puis à Prague et à Dresde. En 1887 la famille rentre à Varsovie où leur maison devient un des salons fréquentés par toute l'élite de la capitale.

Mieczysław apprend d'abord le violon à sept ans, à Dresde, avant de poursuivre à Varsovie et d'y étudier la composition avec le professeur Zygmunt Noskowski, puis à partir de 1895 à Berlin avec le célèbre pédagogue Heinrich Urban qui fut le maître de Paderewski, Landowska et Hofman. C'est là qu'il écrit ses premières compositions. Entre 1906 et 1907, il étudie la direction d'orchestre avec Arthur Nikisch. Il étudie en parallèle les sciences à l'université de Varsovie et la philosophie à l'université de Berlin. Il est l'un des fondateurs de la Société Musicale Varsovienne. En 1904 il publie les Souvenirs inédits de Frédéric Chopin. Il fut également passionné d'alpinisme qu'il pratiquait dans les monts Tatras, skieur et photographe.

Avec les compositeurs polonais Karol Szymanowski, Ludomir Różycki, Grzegorz Fitelberg et Apolinary Szeluto (pl), il est membre de Młoda Polska (Jeune Pologne), un courant artistique qui a pour but de valoriser « l’art pour l’art » et l’imaginaire. La musique de Karłowicz constitue un des sommets du post-romantisme ; par sa recherche d'essence métaphysique et spirituelle elle est proche de celle de Scriabine, Mahler, Schönberg et Sibelius.

La Pierre de Karłowicz dans les Tatras marque l’endroit où son corps a été trouvé[note 1]

Il meurt emporté par une avalanche alors qu'il fait du ski dans les Tatras, en 1909. Mieczysław Karłowicz est enterré à Varsovie, au Cimetière de Powązki. Le svastika gravé sur la pierre dressée à l'endroit où il périt, l'un des plus anciens symboles de l'humanité, union de la Roue et de la Croix, représentant le Principe et l'Énergie suprêmes, le tourbillon créationnel, l'harmonie universelle et l'Être infini, évoque ce que Karłowicz s'est efforcé d'exprimer dans sa musique, surtout dans ses Chants éternels.

Discographie[modifier | modifier le code]

- Concerto pour violon et orchestre, op.8 (+ Concerto, op.30 & Balade, op.16 no 1 de Moszkowski) : Tasmin Little (violon) & BBC Scottish Symphony Orchestra, Martyn Brabbins (direction d'orchestre) 1 CD HYPERION 2004 (Collection Le Concerto romantique pour violon. Vol.4)

- Poèmes symphoniques. Vol.1 : Stanislaw & Anna Oświęcim, op.12 ; Rhapsodie lituanienne, op.11 & Épisode pendant une mascarade, op.14 : Warsaw Philharmonic Orchestra, Antoni Wit (direction d'orchestre) 1 CD NAXOS 2008

- Poèmes symphoniques. Vol.2 : Les vagues revenantes, op.9 ; Prélude de l’Éternité (Conte douloureux) op.13 & Chants éternels : op10 no 1(Chant de l'éternelle aspiration) ; op.10 no 2 (Chant de l'Amour et de la Mort) ; op.10 no 3 (Chant de l’Être universel) : New Zealand Orchestra, Antoni Wit (direction d'orchestre) 1 CD NAXOS 2008

- Sérénade, op.2 & Concerto pour violon et orchestre, op.8 : Ilya Kaler (violon) & Warsaw Philharmonic Orchestra, Antoni Wit (direction d'orchestre) 1 CD NAXOS 2011

- Symphonie "Résurrection", op.7 & Bianca da Molena, op.6 : Warsaw Philharmonic Orchestra, Antoni Wit (direction d'orchestre) 1 CD NAXOS 2011

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

Bibliographie récente[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La svastika visible sur ce mémorial est un signe de l’art folklorique de la région Podhale et l'un des plus anciens symboles de l’humanité signifiant le tourbillon de la création ou la roue de la loi tournant autour d’un axe immobile, centre immuable, force motrice de l’univers et symbole protoslave du feu éternel, inextinguible, sans aucun lien avec le symbole des nazis

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Whitehouse R, notice de l'enregistrement de la sérénade no 2 et du concerto pour violon op. 8 par Ilya Kaler et l'orchestre philharmonique de Varsovie sous la direction d'Antoni Wit, éditions Naxos
  2. Whitehouse R, notice de l'enregistrement de l'œuvre par Antoni Wit et l'orchestre philharmonique de Varsovie, éditions Naxos