Murray Perahia
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Murray Perahia, 2012.

Naissance (74 ans)
Bronx, New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale pianiste
Formation Mannes College (en), École de musique et festival de Marlboro
Maîtres Mieczysław Horszowski, Rudolf Serkin, Pablo Casals
Récompenses Concours international de piano de Leeds (1972)
Distinctions honorifiques Chevalier commandeur honoraire de l'ordre de l'Empire britannique

Murray Perahia (né le dans le Bronx à New York) est un pianiste et chef d'orchestre américain, établi au Royaume-Uni.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dates familiales[modifier | modifier le code]

Murray (Moshé) Perahia est né dans le quartier du Bronx à New York dans la famille de David et Flora Perahia, juifs séfarades parlant le judesmo (ladino). Son père a immigré aux États-Unis en 1935 en provenance de Thessalonique, Grèce. La plupart des membres de la famille qui sont restés à Thessalonique ont été déportés et tués pendant la Shoah.

Ses débuts[modifier | modifier le code]

Bien qu'ayant commencé à jouer du piano dès l'âge de 4 ans, Perahia ne commence à l'étudier sérieusement que vers 15 ans. Il entre à 17 ans au Mannes College (en), où il étudie l'instrument, la direction d'orchestre, et la composition avec Mieczysław Horszowski. L'été, il suit l'enseignement de l'École de musique et festival de Marlboro, où il étudie entre autres avec Rudolf Serkin et Pablo Casals[1].

En 1972, il gagne le Concours international de piano de Leeds, ce qui a pour effet d'asseoir sa réputation de jeune talent[2]. À titre anecdotique, Fanny Waterman a déclaré (Piano Competition: The Story of the Leeds, par Wendy Thompson) qu'Horszowski avait prévenu peu avant la compétition qu'il en amènerait le vainqueur. Cette annonce de la participation de Perahia aurait provoqué l'abandon d'autres compétiteurs américains.

En 1973 il collabore avec Benjamin Britten et Peter Pears au Festival d'Aldeburgh. Il en devient codirecteur artistique en 1981, et ce jusqu'en 1989.

Les premiers enregistrements d'importance que Perahia réalise sont l'intégrale des concertos pour piano de Mozart, avec l'English Chamber Orchestra dirigé au piano. Dans les années 1980, il enregistre également l'intégralité des concertos pour piano de Beethoven, avec le Royal Concertgebouw Orchestra dirigé par Bernard Haitink.

Perahia est lié d'une proche amitié avec Vladimir Horowitz. Ce dernier aura sur lui une influence majeure.

En marge de son activité de pianiste soliste[3], Perahia collabore régulièrement avec le Quatuor Guarneri et le Quatuor de Budapest. Il est également le chef invité principal de l'orchestre de l'Academy of St Martin in the Fields, avec laquelle il enregistre et donne des représentations.

Années 1990 : problème de santé[modifier | modifier le code]

En 1992, une coupure au pouce (faite par une feuille de papier) ne parvient pas à cicatriser ; le pianiste cessera de jouer pendant deux périodes d'un an et demi, séparées par 6 mois de reprise d'activité. Au cours de cette période, il se voue à une étude poussée de Jean-Sébastien Bach[4]. Vers la fin des années 1990, dès qu'il obtient l'accord des médecins, il enregistre une série d'œuvres pour piano de Bach, très bien accueillies dans le monde musical. Son interprétation des Variations Goldberg est considérée comme l'une des meilleures. Perahia s'est ainsi imposé comme un des grands spécialistes de Bach dont il enregistre depuis lors de nombreuses œuvres pour clavier.

Il a également enregistré les 24 études de Chopin, ainsi que les dernières sonates pour piano de Schubert.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Depuis 2006, il vit à Londres. Le , la reine Élisabeth II l'a fait Chevalier commandeur honoraire de l'Ordre de l'Empire britannique[5] (KBE).

Début 2006, les problèmes de santé de Perahia sont réapparus, l'éloignant de nouveau de la scène. Plusieurs représentations au Barbican de Londres ont été annulées, ainsi qu'une tournée dans dix villes des États-Unis. En , Perahia a pu reprendre ses tournées. Il donne une série de représentations dans différentes villes d'Allemagne, dont Hambourg où il connaît un véritable succès.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

2000[modifier | modifier le code]

Depuis 2012[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Murray Perahia », sur www.pianobleu.com (consulté le 30 juin 2019)
  2. « Murray Perahia, les années après la victoire au Concours de Leeds (1972). », sur France Musique (consulté le 30 juin 2019)
  3. Jean-Pierre Thiollet, 88 notes pour piano solo, Magland, Neva Editions, , 368 p. (ISBN 978-2-35055-192-0), p. 51.
  4. (en-US) Anthony Tommasini, « CLASSICAL MUSIC; Perahia Is Back, This Time, It Seems, for Good », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 30 juin 2019)
  5. (en) List of honorary British knights and dames - Entertainment and arts
  6. Frédéric Muñoz, « Les suites françaises de Bach par Murray Perahia « À Emporter « ResMusica » (consulté le 30 juin 2019).
  7. La Hammerklavier miraculeuse de Murray Perahia.

Liens externes[modifier | modifier le code]