Née à Prague, Soukupová étudie le chant au Conservatoire de Prague et en privé avec Luis Kadeřábek et A. Mustanová-Linková. Elle remporte plusieurs concours, dont celui de Prague (1954), le concours de chant de Toulouse (1958), la compétition au Festival du Printemps de Prague (1960) et le concours de chant de Rio de Janeiro (1963). Elle commence sa carrière d'artiste en récitals entre 1955 et en 1957, et fait ses débuts sur scène au théâtre Divadlo Josefa Kajetána Tyla de Plzeň. En 1960 Soukupová devient principale artiste du Théâtre National de Prague qui reste à son domicile principal[1]. Elle y chante Georges Bizet (Carmen, Bedřich Smetana (Tajemství, Hubička, Libuše), Antonín Dvořák (Le Diable et Catherine), Giuseppe Verdi (Don Carlos, Aida, Rigoletto).
Smetana, Libuše - Věra Soukupová (Radmila), Nadézda Kniplová (Libuše), Václav Bednár (Premysl) ; Orchestre du Théâtre national de Prague, dir. Jaroslav Krombholc (1966, Supraphon)[3]
Dvořák, Rusalka - Milada Šubrtová, Zdeněk Švehla, Ondrej Malachovský, Věra Soukupová, Ivana Mixová ; Orchestre du Théâtre national de Prague, dir. Václav Kašlík (studio, 1962) Version avec coupures[4].
↑Lors d'une des rééditions de ce disque mythique, il se voyait attribuer un « Choc » par Gérard Belvire dans le magazine Le Monde de la musique no 165 et un « 10 » dans le magazine Répertoire, no 56, mars 1993, p. 64 par Stéphane Friédérich : « Avec le chef tchèque nous sommes sur les cîmes. […] Soukupova impose une vision d'une humanité […] poignante [et sa voix] suggère le désespoir du Chant des morts. »