Auteur de nombreux opéras, il n'est aujourd'hui connu que grâce à l'allusion à l'air de son opéra Fra i due litiganti, « Come un'agnello », que Mozart a cité lors de la scène finale de Don Giovanni[3],[4].
De retour dans sa ville natale, il fut tout d'abord nommé organiste de la cathédrale, puis en 1752, directeur du théâtre. Son premier opéra, Il re pastore y fut représenté à Pesaro la même année.
À la fin de 1753, Giuseppe Sarti fut invité à Copenhague et chargé de diriger la troupe de Pietro Mingotti. Le est créé dans la capitale danoise son opéra Antigono. Ses opéras (Vologeso, Antigono, Ciro Riconosciuto) plurent au roi Frédéric V, qui le nomma maître de chapelle de la cour[2], puis directeur de l'opéra italien. Il restera douze ans au Danemark et y composera une quarantaine d'œuvres scéniques. À la fermeture de l'opéra italien (en 1763), il fut nommé directeur de la musique de cour.
En 1765, alors qu'il voyageait en Italie afin d'engager des chanteurs, la mort de Frédéric V amène un changement brutal de sa situation. Perdant son poste à Copenhague, Sarti fut engagé comme maestro di coro au Conservatoire della Pietà de Venise, où il restera deux années (de 1766 à 1768).
En 1769, il se rendit à Londres, où il ne parvint à subsister qu'en donnant des leçons.
En 1770, il retourna à Copenhague et reprit ses fonctions de directeur de la chapelle royale jusqu'en 1775[2].
En 1775, Giuseppe Sarti rentra en Italie et se fixa dans la cité des Doges avec son épouse, la cantatrice Camilla Passi.
Au cours de son voyage pour prendre ses fonctions de directeur de la chapelle impériale de Saint-Pétersbourg, il s'arrêta quelque temps à Vienne, où il fut reçu par l'empereurJoseph II. Il y rencontra Mozart, qui appréciait sa musique, très connue dans la capitale autrichienne, où ses opéras triomphaient au Burgtheater.
À Saint-Pétersbourg fut créée, en son Armida e Rinaldo, d'après son Armida Abbandonata créée à Copenhague. Les intrigues de la prima donna Luiza Todi, l'éloignèrent de Catherine II. Sarti entra alors au service du prince Potemkine, favori de la tsarine, qu'il suivra même lors de sa campagne contre les Turcs ! Après la mort de Potemkine en 1791, et une période d'enseignement, il retrouva en 1793 ses fonctions de compositeur de la cour. L'assassinat du tsar Paul Ier en 1801, lui fit quitter définitivement la Russie.
C'est au cours de son voyage de retour vers l'Italie, lors d'une halte à Berlin, qu'il mourut le .
Giuseppe Sarti, Giulio Sabino, ristampa anastatica del facsimile dell’edizione di Vienna, Bologne, Forni, 1969 (Bibliotheca musica Bononiensis, sezione IV, n. 128).
Giuseppe Sarti, VI sonate a flauto traversiero solo e basso continuo. Paris, s.d. / III sonate per il cembalo con violino o flauto traverso concertante. Amsterdam s.d., Firenze, SPES, 1989 (Archivum Musicum: Flauto Traversiere, 17).
Giuseppe Sarti, Ciro riconosciuto, facsimile annoté par Piero Mioli, Firenze, SPES 2002.
Giuseppe Sarti, Due sonate inedite per clavicembalo (o pianoforte), annoté par R. Satta, Varenna (LC), Eurarte 2002 (Rarità musicali).
Giuseppe Sarti, Sonata Caratteristica « Giulio Sabino ed Epponina », op. 1, annoté par R. Satta, Varenna, Eurarte 2002 (Rarità musicali).
Giuseppe Sarti, Quattro sonate inedite per clavicembalo (organo o pianoforte), annoté par R. Satta, Capua (CE), Esarmonia 2008.
Giuseppe Sarti, Sonata per clavicembalo (organo o pianoforte) in sol maggiore, annoté par Roberto Satta, Capua (CE), Esarmonia 2008.
Giuseppe Sarti, Sonata in mi bemolle maggiore per clavicembalo (organo o pianoforte), annoté par Roberto Satta, Capua (CE), Esarmonia 2009.
Giuseppe Sarti, Due sonate per clavicembalo (organo o pianoforte), annoté par Roberto Satta, Capua (CE), Esarmonia 2009.
Giuseppe Sarti, Aria Questo core io ti donai dall’opera buffa Gli amanti consolati per soprano e pianoforte, a cura di Roberto Satta, Capua (CE), Esarmonia [in preparazione].
Roberto Satta, Le sonate per clavicembalo o forte piano di Giuseppe Sarti, « Studi e documentazioni – rivista umbra di musicologia », XXI/2, 2002, pp. 23 – 63.
Roberto Satta, Intorno a Giuseppe Sarti. Giornata internazionale di studi, « Studi e documentazioni – rivista umbra di musicologia », XXI/2, 2002, pp. 88 – 90.
Roberto Satta, L’epoca dello stile galante, « Studi e documentazioni – rivista umbra di musicologia », XXII/2, 2003, pp. 3 – 42.
Roberto Satta, Le sonate per tastiera di Giuseppe Sarti : Catalogo tematico, « Fonti musicali italiane », XIII, 2008, pp. 93 – 116.
Roberto Satta, Giuseppe Sarti. La vita e l'opera, « Studi e documentazioni – rivista umbra di musicologia », XXVIII/1, 2009, pp. 25 – 42.
Albino Varotti, L'ambiente in cui operò Giuseppe Sarti musicista europeo. « Studi e documentazioni – rivista umbra di musicologia », XXVIII/1, 2009, pp. 43 – 54.
↑ abcde et fMarc Honegger, Dictionnaire de la musique : Tome 2, Les Hommes et leurs œuvres. L-Z, Paris, Bordas, , 1232 p. (ISBN2-04-010726-6), p. 982
↑Les Huit variations sur «Come un'agnello» longtemps attribuées à Mozart sont aujourd'hui considérées comme l'œuvre d'un autre compositeur inconnu. Il existe cependant un fragment de la main de Mozart mais ne comportant que deux variations sur ce même thème.