Un homme de 67 ans présentait une histoire de deux ans et demi de douleurs rectales qui s'aggravaient une heure avant la défécation et persistaient plusieurs heures après. Par ailleurs, notre patient avait des habitudes intestinales normales. Il ressentait une certaine douleur lorsqu'il s'asseyait sur une surface dure, qui diminuait lorsqu'il s'asseyait sur un coussin moelleux. Il ne ressentait aucune douleur en marchant ou en restant debout. Il convient de noter que notre patient souffrait de diabète de type II et de cardiopathie ischémique. Il a nié avoir eu des problèmes musculo-squelettiques antérieurs, y compris des douleurs dorsales. La douleur rectale a été examinée en détail par un consultant en chirurgie colorectale. Les examens par sigmoïdoscope rigide et par ultrasons endo-anaux étaient normaux. Un lavement baryté a révélé une maladie diverticulaire modérée et un examen anorectal sous anesthésie et une biopsie ultérieure n'ont révélé qu'un polype bénin. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) en double contraste de son bassin n'a révélé aucune anomalie des tissus mous. Notre patient a ensuite été envoyé en consultation chez un chirurgien orthopédique. Un examen physique a révélé un patient de corpulence moyenne, avec une sensibilité à la palpation au-dessus de la pointe de son coccyx, qui était significativement antéverté et mobile. Aucune sensibilité n'a été provoquée au-dessus de l'articulation sacro-iliaque ou de la colonne lombaire. Une élévation de la jambe droite à 90 degrés a été atteinte et il n'y avait pas de déficit neurovasculaire dans ses membres. Un examen des scanners IRM de son bassin et des radiographies simples a confirmé le diagnostic d'un coccyx allongé, antéverté, saillant dans le rectum. Une coccygectomie standard a été réalisée, après quoi les symptômes de notre patient se sont installés et il a été renvoyé deux mois après l'opération avec un bon résultat.