Anamnèse
Femme de 46 ans au moment du diagnostic, sans allergies connues, sans habitudes toxiques ni facteurs de risque cardiovasculaire, avec des antécédents de ligature des trompes et sans traitement régulier à domicile. Ses antécédents familiaux incluent une mère et un oncle du côté maternel diagnostiqués avec un cancer du côlon et un père diagnostiqué avec une néoplasie de la vessie.
Le premier symptôme est apparu en mars 2003, avec une asthénie progressive, et elle s'est rendue chez son médecin traitant, qui a demandé une analyse de sang, laquelle a révélé une anémie importante. Elle a commencé un traitement avec des suppléments de fer par voie orale, sans amélioration, et a été adressée au service des maladies digestives.

Examen physique
L'examen physique était sans particularité.

Examens complémentaires
Le premier diagnostic a été posé en août 2003 par une échographie abdominale, qui a révélé une masse abdominale dans l'hémiabdomen droit, ce qui a amené le patient à être adressé au service des urgences de notre hôpital et à être admis pour des examens complémentaires. Une tomodensitométrie abdominopelvienne a été demandée, qui a révélé la présence d'une masse hétérogène dans le côlon droit, ainsi que des nodules hypodenses de 2 cm évoquant une adénopathie.
Les analyses sanguines n'ont révélé qu'une Hb de 9,4 g/dl, sans données sur les marqueurs tumoraux.

Diagnostic
La coloscopie a révélé deux néoplasmes synchrones, l'un au niveau du côlon ascendant et l'autre dans le cæcum. L'examen anatomopathologique a révélé un adénocarcinome mucosécrétoire du côlon.

Traitement
Le premier traitement a été réalisé le 22 août 2003, au moyen d'une hémicolectomie droite étendue au muscle de la paroi abdominale latérale droite. L'anatomie pathologique était un adénocarcinome mucosécrétoire infiltrant toutes les couches de l'intestin sans affecter le tissu adipeux environnant, avec des métastases d'adénocarcinome dans 4 des 22 ganglions lymphatiques isolés.

Évolution
Le patient a été adressé à notre service pour évaluation, car il présentait un adénocarcinome synchrone (côlon ascendant et cæcum) G3pT3N2Mx. L'analyse postopératoire a révélé un ACE de 11,19 et la tomodensitométrie a révélé une lésion rétropéritonéale compatible avec une lymphadénopathie de 3 cm, ainsi qu'une autre lymphadénopathie de 3 cm, de sorte qu'il a été évalué comme un adénocarcinome du côlon de stade IV en raison d'une métastase des ganglions lymphatiques rétropéritonéaux. On a proposé à la patiente d'entrer dans un essai clinique de phase III pour la maladie métastatique de première ligne, ce qu'elle a accepté, en commençant une chimiothérapie par FOLFOX +/- PTK ou placebo, dont elle a reçu un total de 15 cycles (le dernier en octobre 2004) avec une bonne tolérance et une stabilisation de la maladie.
PTK vs. placebo de maintenance. Rechute ganglionnaire rétropéritonéale en mai 2012 (9 ans après le primitif) qui a été réséquée.