Anamnèse
Homme, 23 ans, pas d'allergies connues. Antécédents personnels : thalassémie mineure et cryptorchidie du teste gauche traitée par chirurgie.
En janvier 2011, il a consulté le service des urgences pour des douleurs abdominales depuis plusieurs mois, associées par la suite à une douleur et à un gonflement du testicule droit, accompagnés de fièvre et d'un malaise général ; en outre, une masse sus-claviculaire gauche est apparue. Il a été admis dans le service de médecine interne pour des examens complémentaires.

Examen physique
L'état de la patiente est acceptable. Il présente une lésion d'environ 4 cm de diamètre au niveau supraclaviculaire ; au niveau abdominal, une douleur généralisée à la palpation et une masse mal définie dans les quadrants inférieurs ; au niveau génital, le testicule droit présente une augmentation de taille et de consistance.

Tests complémentaires
- NFS : lactate déshydrogénase (LDH) 2 500 UI/l. Le reste est normal.
- Marqueurs tumoraux : gonadotrophine chorionique humaine ? (?-HGC) 14 060 nUI/ml ; alpha-fœtoprotéine (AFP) 6 919 ng/ml.
- Tomodensitométrie (TDM) : atteinte adénopathique multiple au niveau supraclaviculaire, médiastinal, rétropéritonéal massif (conglomérat d'environ 12 cm) et métastases pulmonaires.
- Échographie testiculaire : masse testiculaire et hernie inguinale droite.
- Tomographie par émission de positons (TEP/TDM) : confirmation de l'atteinte adénopathique au niveau latérocervical, supraclaviculaire et axillaire gauche, médiastinal, rétropéritonéal, rétrocrural, iliaque et au niveau des testicules.
- Le 13/1/2011, une biopsie de la lésion cervicale a été réalisée, le résultat de l'anatomie pathologique montrant une métastase de carcinome embryonnaire.

Diagnostic
Carcinome embryonnaire avec de multiples métastases ganglionnaires et pulmonaires (IVUS) de pronostic intermédiaire.

Traitement
Une orchidectomie a été réalisée le 18/1/2011 avec pour résultat anatomopathologique définitif un carcinome embryonnaire (75 %), avec invasion vasculaire, séminome (20 %) et tératome (5 %).
Il a été adressé à notre service. Il s'est présenté à une séance clinique. Le processus a été classé comme une tumeur germinale non séminomateuse (NSGT), avec un pronostic intermédiaire, et il a été décidé de commencer un traitement de chimiothérapie avec BEP (bléomycine, étoposide et cisplatine) pour 4 cycles, qu'il a reçu entre janvier et avril 2011, avec une bonne tolérance, à l'exception du dernier cycle, où il a présenté une neutropénie de grade 3.

Évolution
Lors de la tomodensitométrie de réévaluation, une réponse complète a été signalée aux niveaux pulmonaire et médiastinal, avec une réponse partielle au niveau rétropéritonéal.
Dans l'attente d'une intervention chirurgicale, il a présenté une augmentation de l'AFP et un scanner a été réalisé, qui a montré une progression au niveau rétropéritonéal, ce qui a exclu l'intervention chirurgicale. Il a été décidé de débuter une chimiothérapie de seconde ligne selon le schéma TIP (paclitaxel, cisplatine, ifosfamide) pendant 4 cycles en septembre et novembre 2011, avec une tolérance acceptable.
Lors de la réévaluation, on a constaté une diminution des marqueurs tumoraux (AFP 31,2 ng/ml) et une réponse partielle au scanner rétropéritonéal. Le cas a été discuté avec le service d'hématologie et il a été décidé de procéder à une autogreffe de cellules souches hématopoïétiques du sang périphérique (APHSCT) selon le protocole GELTAMO (Ifosfamide 4g/m2 x 4 jours + carboplatine 600 mg/m2 x 3 jours + étoposide 250 mg/m2 x 3 jours) en janvier 2012. Le scanner qui a suivi a montré une réponse partielle avec un conglomérat rétropéritonéal mesurant 30 mm, ce qui a été confirmé par PET/CT.
Le comité a décidé de procéder à une intervention chirurgicale sur la masse résiduelle. Une lymphadénectomie ilio-obturatrice complète a été réalisée en août 2012, avec des résultats anatomopathologiques : absence de structures néoplasiques.
Lors du premier contrôle après l'opération, une augmentation de l'AFP a été détectée et un scanner a été réalisé, montrant une lymphadénopathie interaortocave qui a été confirmée par TEP/TDM. Compte tenu de la nouvelle récidive, il a été décidé d'entamer une troisième ligne de chimiothérapie avec paclitaxel-gemcitabine et d'envisager un nouveau sauvetage chirurgical. Elle a reçu 4 cycles entre octobre et janvier 2013, avec une toxicité hématologique (thrombopénie de grade 2). La tomodensitométrie a montré une réponse partielle des adénopathies rétropéritonéales. En mars 2013, une lymphadénectomie rétropéritonéale a été réalisée avec des résultats anatomopathologiques : hyalinisation et fibrose (adénopathie aortocave), tissu fibreux et quelques restes de tératome mature (ganglion lymphatique précaval) et tissu osseux mature (formation osseuse prépéritonéale).
Commence des examens approfondis, aucun signe de maladie à ce jour.