Anamnèse
Femme de 79 ans, sans allergie médicamenteuse ni habitudes toxiques connues. Obèse. Pas d'antécédents médicaux intéressants à l'exception d'une hypercholestérolémie traitée par statine. Cholécystectomie.
Pas d'antécédents familiaux pertinents.
Antécédents gynéco-obstétricaux : ménarche à 13 ans et ménopause à 50 ans, G2P2. Elle n'a pas suivi de traitement hormonal substitutif (THS).
La patiente a consulté le service de gynécologie en janvier 2017 en raison de métrorragies légères d'une semaine sans douleur abdominale ni autre symptôme associé.

Examen physique
L'examen physique général n'a rien révélé d'intéressant : bon état général, couleur normale, hydraté et perfusé. Les signes vitaux sont dans l'intervalle et afébrile. Aucun ganglion lymphatique périphérique n'était palpable. Auscultation cardio-pulmonaire sans altération, examen abdominal sans particularité. Les membres inférieurs ne présentent pas d'œdème.
L'examen gynécologique n'a révélé aucune altération pertinente : organes génitaux externes et vagin sans altération, bonne épithélialisation macroscopique du col de l'utérus. Les seins ne présentent pas d'anomalie notable.

Tests complémentaires
Les analyses sanguines n'ayant pas révélé d'altération notable, l'étude s'est poursuivie avec les examens suivants :
IRM abdominale montrant une masse nodulaire, principalement intramiométriale, qui suggère un diagnostic différentiel d'origine myométriale ou endométriale. De petites adénopathies iliaques non spécifiques ont également été observées, sans autre résultat.
Devant l'absence d'altération des examens précédents et l'existence de métrorragies chez une femme ménopausée, l'étude a été complétée par une hystéroscopie (février 2017), qui a mis en évidence une néoformation à la face postérieure du fond utérin évoquant un adénocarcinome (avec des ramifications cotonneuses et hypervascularisées), qui a fait l'objet d'une biopsie.

Diagnostic
Après la biopsie, le résultat est considéré comme évocateur d'un carcinome à cellules claires.

Traitement
Le diagnostic étant celui d'un probable carcinome à cellules claires, une intervention chirurgicale a été proposée et réalisée par hystérectomie, avec double annexectomie, lymphadénectomie pelvienne et para-aortique, omentectomie infracolique et appendicectomie.
Le rapport d'anatomie pathologique de la pièce montre un adénocarcinome endométrial mésonéphrique de 2 x 2 cm occupant la quasi-totalité du myomètre sans signe d'invasion du col de l'utérus. Stade pT1bN0.
Les techniques d'immunohistochimie ont montré une positivité pour ck7, vimentine et CD 10.
Elle a été évaluée par le comité multidisciplinaire le 17/3/17 et orientée vers la radiothérapie (RT) pour un traitement complémentaire.
Elle a reçu une RT pelvienne avec une technique IMRT atteignant une dose totale de 45Gy/25 fractions et une curiethérapie endovaginale de 400 cGy/3 fractions qui s'est terminée le 30/05/2017 avec une bonne tolérance à l'exception des vomissements et de l'asthénie de grade 1.
Elle a également été évaluée dans le service ambulatoire d'oncologie médicale, où compte tenu du stade tumoral et de l'âge de la patiente, elle n'a pas été considérée comme bénéficiant d'un traitement de chimiothérapie adjuvante.

Évolution
La patiente continue d'être suivie dans le service ambulatoire d'oncologie médicale sans qu'aucune récidive n'ait été signalée à ce jour.